Quand arrive la saison des fraises pour moi c'est le printemps. OK cette année les fraises sont là mais le printemps traîne les pieds. Il fait encore un peu frisquet sur la Côte d'Azur et il pleut encore trop souvent à mon goût. Mais il finira bien par  vouloir prendre ses quartiers sur nos rivages.   Tant pis s'il tarde trop à s'installer c'est l'été qui prendra sa place ! Allez .........on y croit,  et on file se préparer un bon gâteau !

Je vous propose celui-ci tout simple, très facile à faire et vraiment très parfumé.

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Temps de cuisson : 30 minutes

Temps de préparation : 25 minutes (+15 minutes au frais)

Ingrédients Pour 6 personnes :

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70 g de farine

1 cuill. à café de levure chimique

100 g de sucre glace

100 g d’amandes en poudre

80 g de beurre

3 blancs d’œufs

1 pincée de sel

200 g de fraises

200 g de coulis de fraises (A  faire très rapidement dans un mixeur ou un blender avec 200g de fraises, 3 cuillères à soupe  de sucre en poudre et un filet de jus de citron)

Ganache :

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80 g de chocolat blanc

25 cl de crème fraîche

Préparation

Préchauffez votre four à 180°C. Beurrez et farinez un moule à manqué.

Mélangez la farine avec la levure dans un saladier. Ajoutez  les amandes en poudre et le sucre glace. Incorporez le beurre fondu et le coulis de fraises (gardez-en un tout petit peu pour la déco du gâteau en surface). Montez les blancs en neige avec le sel. Incorporez-les délicatement au mélange précédent.

Versez les ¾ de la pâte dans le moule. Incorporez les fraises coupées en petits morceaux. Puis versez le reste de la pâte. Faites cuire au four pendant 30 minutes.

Préparez la ganache au chocolat blanc : portez la moitié de la crème à ébullition dans une petite casserole puis retirez-la du feu. Ajoutez le chocolat et laissez le fondre. Remuez et mettez au réfrigérateur. Fouettez le reste de la crème puis incorporez-y le mélange au chocolat tout en continuant à fouetter. Remettez au frais 15 minutes. Étalez la ganache à l'aide d'une cuillère sur le dessus du gâteau.

Décorez de quelques gouttes de coulis de fraises restant.

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Notes perso :

-         J'ai utilisé un moule à manqué de 23 cm. Si vous désirez un gâteau plus épais choisir un moule d'un diamètre inférieur.

-          Je n’avais pas de chocolat blanc pour faire la ganache, j’ai seulement saupoudré le gâteau avec de la poudre de cacao. Mais la prochaine fois je ne manquerai pas de tester avec la ganache ..... ça doit être délicieux !

 

  

Source  Cuisine  TV

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Au mois d'avril c'était le printemps dans les Basses-Alpes (Alpes de Haute Provence pour les puristes) et nous y avons fait un petit séjour fort agréable. Il faisait super beau et doux, pas de vacanciers.... à part nous deux ;o)) Nous avons retrouvé quelques beaux souvenirs du temps de notre jeunesse et fait  quelques découvertes aussi de villages que nous ne connaissions pas encore.

Nos pas nous amenés jusqu'au havre de paix qu'est le Prieuré de Salagon. Et j'ai très envie de partager ce moment de plénitude avec vous.

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Situé non loin de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), en bordure nord de la plaine de Mane, le prieuré de Salagon - classé monument historique -  constitue l’un des complexes monumentaux du Moyen Age les plus remarquables de Haute Provence. Acquis par le Département des Alpes-de-Haute-Provence et restauré avec le concours de la commune, du Conseil régional Provence-Alpes-Côte-d'Azur et de l'État (Ministère de la Culture), il abrite depuis 1981 le Musée départemental ethnologique de la Haute Provence, créé à l’initiative du mouvement Alpes de Lumière. Le monument historique, les jardins ethnobotaniques qui l’entourent et le musée sont désormais gérés par le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence sous la forme d'une régie départementale.

Nos premiers pas dans les jardins nous font découvrir des plantes qui poussent à l'état sauvage et sont préservées avec amour par les jardiniers. Ici les tulipes sauvages et des anémones.

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Les Jardins ethnobotaniques sont aménagés autour du prieuré et de son église romane à partir de 1986. Le propos est d’illustrer les relations entre la société haute-provençale et son environnement végétal. Sur un peu plus de deux hectares se répartissent six jardins à thèmes: le jardin médiéval, le jardin des simples et des plantes villageoises (flore domestique à usage médicinal), le jardin des senteurs (plantes odorantes), le jardin de la noria, celui du chêne blanc et celui des temps modernes (derniers créés).

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Je m'imagine bien  assise sur ce banc, sous cet arbre en fleurs, les pieds dans les paquerettes et la tête dans les nuages ou plutôt dans le beau ciel bleu pur des Basses Alpes ;o))

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Dans le jardin  en dessous un grenouille nous a accueillis avec son "chant traditionnel" !

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Un jardin médiéval a été créé d'après des documents anciens. Organisation de l'espace, choix des végétaux, tout a été le plus fidèlement retranscrit. On y retrouve le jardin médicinal, le jardin floral avec ses herbes magiques et ses poisons, le jardin potager rappelant l'importance des plantes dans la société médiévale.

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POIRIER  Crémesine

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Au loin le château de Forcalquier

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Du prieuré médiéval, subsiste essentiellement l'église (XIIe siècle). À l'extérieur, on admirera tout particulièrement le portail occidental à triple voussure et les panneaux finement décorés qui soulignent les impostes de son archivolte.

Petite leçon d'architecture :

L'archivolte désigne l'ensemble des ornements, des sculptures et des moulures qui forment l'appareil d'une voûte ou d'une arcade. Elle est supportée de chaque côté par des impostes : murs verticaux soutenant l'arcade. L'archivolte a pour but de souligner les contours supérieurs et inférieurs des voussoirs, c'est-à-dire les pierres de taille qui forment l'arc ou la voûte. On la retrouve au niveau du pourtour de l'arc appelé également intrados.

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La façade occidentale est  en pierre de taille  et est percée dans sa partie supérieure de nombreux trous de boulins (trous laissés par les échafaudages).

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 Reconstruite dans le dernier quart du XIIe siècle à partir d'une église du XIe siècle (chœur), l'église comporte deux nefs.

Le chœur, très petit, présente une belle décoration. La fenêtre axiale à simple ébrasement est encadrée de deux élégantes colonnettes au fût cannelé surmontées de chapiteaux à palmettes supportant un arc de décharge. De part et d'autre, des colonnes monolithes à chapiteaux à feuilles d'acanthe sont logées dans des niches

Réhabilité au milieu du XIXe siècle, l'ancien prieuré servira par la suite d'exploitation agricole jusqu'en 1981, date où il passe à la collectivité publique qui entreprend sa restauration. Celle-ci a duré plus de quinze ans et s'est achevée en 1998 par la pose de vitraux contemporains monochromes de couleur pourpre créés par l'artiste Aurélie Nemours.

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Quelques explications concernant les peintures murales.

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 Lors de la restauration de l'église des sculptures ont été remises en place dans un des murs. Une iversion s'est produite et sur deux "tableaux" les personnages se tournent le dos au lieu de se faire face.

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Dans la nef des arcs de décharge latéraux séparés par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux ornés de palmettes et de feuilles d'acanthe.

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Ci-dessus la représentation du baptème du Christ.

Le logis attenant au sud de l'église est une belle construction gothique (fin XVe siècle) qui se superpose à une vaste salle voûtée et à une tour romane (XIIIe siècle) et qui comporte en particulier, à l'étage noble, une série de quatre salles en enfilade, desservies à l'est par une tourelle d'escalier en vis et des coursives et éclairées à l'ouest et au sud par de remarquables baies à traverses ou à meneaux et croisillons. 

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Les cours "caladées" encloses de murailles 

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Là ........petite pause culturelle :

Une rue caladée, encaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne en Provence une rue en pente pavée (de galets du Rhône ou de la Durance.......ou d'ailleurs) ou empierrée de pierres calcaires (des Monts de Vaucluse par exemple). Quand il s'agit de pierres, celles-ci sont posées verticalement, sur la tranche.

Le verbe calader signifie paver, empierrer. 

Ces rues en calades sont souvent formée d'escaliers en pas d'âne.

Escaliers en pas d'âne

Un escalier en pas d'âne (ou en pas de mule) est un escalier ayant un grand giron - Le giron est la largeur d'une marche d'escalier -  et une faible hauteur de marche.

Ce genre d'escalier se rencontre dans les parcs et les jardins. Et très souvent dans les villages provençaux

Le confort de l'escalier est déterminé par la hauteur de marche, qui doit être de l'ordre de 17 cm et le giron qui doit être suffisant pour bien poser le pied à la descente (si possible supérieur à 24 cm).

Allez on reprend la balade !

Pour le plaisir des yeux un bel ouvrage en fer forgé.

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On continue le tour du prieuré, en admirant une  magnifique fenêtre à menaux en coin. 

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Lors des travaux de consolidation des murs de l'église des fenêtres à menaux ont dû être "sacrifiées" pour conforter la paroi.

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Mais il en reste encore quelques-unes de très belles

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Dont celle-ci ornée d'un joueur de cornemuse.......très abimé, dommage !

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 C'est ici que la visite de Salagon s'achève. Je vous dis à bientôt pour d'autres balades dans la nature !

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