Le tian de courge (Lou tian de cougourda) est une recette du site  Nice Rendez-Vous  

La courge de Nice, cette cucurbitacée aux teintes safranées illumine, en hiver, les étals des marchés niçois. Riche en vitamines et sels minéraux et pauvre en calories, elle entre dans la composition de nombreux plats salés et sucrés : soupes, gratins, gâteaux, tartes, etc.

Son histoire commence en été quand la production du potager donne à plein et offre une multitude de légumes aux couleurs et aux saveurs variées. Le jardinier niçois prend alors soin “d’oublier” sur un lit de paille quelques courgettes longues de Nice. Les belles alanguies prospèrent, s’allongent, s’arrondissent et finissent par virer à l’orange. Quand la plante jaunit, les courges sont cueillies puis stockées à l’abri. Elles se conservent tout l’hiver et font la joie des gourmets curieux et audacieux car elles se prêtent à une grande diversité de préparations culinaires dans la cuisine niçoise.

Une des plus célèbres dans le Comté de Nice est le tian de courge (Lou tian de cougourda) qui connaît de nombreuses variantes.

Je vous propose une recette classique que vous pourrez enrichir selon votre goût.

Le tian de courge tire son nom du plat en terre dans lequel on le cuit. On le sert en plat principal accompagné d’une salade de chicorée frisée.

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Recette pour 6 personnes

Ingrédients :

1 kg de courge

1 gros oignon

100 g de petit salé (lard maigre fumé ou non )

Huile d’olive AOC de Nice

50 g de riz

3 œufs

50 g de parmesan (ou d’emmenthal)

1 verre de lait 

3 c. à soupe de crème fraîche épaisse *

Sel, poivre,

 noix de muscade

Chapelure

Préparation :

Peler la courge et la couper en gros cubes.

Porter à ébullition 3 litres d’eau salée puis plonger les cubes de courge et faire cuire 15 minutes environ.

La courge doit être cuite mais encore ferme. Égoutter.

Émincer l’oignon et couper le petit salé en petits cubes.

Faire chauffer 3 c. à soupe d’huile d’olive dans une poêle, faire blondir les oignons puis rajouter le petit salé et faire dorer.

Faire cuire le riz 10 minutes dans de l’eau salée puis réserver.

Battre 3 œufs dans un saladier, ajouter un verre de lait, 3 c. à soupe de crème fraîche épaisse*, le parmesan, sel, poivre, noix de muscade.

Incorporer l’oignon et le petit salé, le riz égoutté et mélanger.

Préchauffer le four.

Écraser grossièrement la courge et l' incorporer au mélange précédent.

Verser la préparation dans un tian préalablement huilé.

Égaliser le dessus  et saupoudrer de chapelure.

Arroser d’un filet d’huile d’olive .

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Faire cuire 45 minutes à four moyen (180° /thermostat 6) puis faire gratiner 10 à 15 minutes en fin de cuisson.

Laisser reposer 10 minutes hors du four avant de déguster.

NOTE : 

*Les cuillères de crème sont facultatives à mon sens ! Jamais nos grands-mères n'employaient de crème, en tout cas pas la mienne !! ;o)) Mais il faut avouer que c'est très bon aussi. On va donc dire que c'est la recette de base avec une touche de modernisme !

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 Une recette pour commencer à étoffer la longue liste de fruits et légumes de saison

cuisinons-de-saison-en-fin-logo DE DECEMBRE 

La petite histoire du Tian

  • Le tian est un grand plat de terre large et peu profond utilisé en Provence.
  • Préparation à base de légumes ou de poisson que l'on fait dans ce plat dans la Cuisine Provençale.

(Source Larousse)

42 des miens  !

Effectivement c’est au départ le nom du plat et par extension c’est devenu aussi le nom du contenu du plat (et non l’inverse comme on peut le lire quelquefois notamment sur Wikipédia.

Paul Peyre, linguiste et étymologiste provençal, a mis en exergue la racine commune de tian, mot d'origine provençale, avec tajine, mot d'origine berbère, désignant aussi le plat et le mets. On retrouve en effet une séquence consonantique t / i-j / n commune d'un côté et de l'autre de la Méditerranée.

Le Dictionnaire historique de la langue française – Le Robert d'Alain Rey-  indique, lui, que les mots tian et tajine sont des emprunts du français, l'un à l'ancien provençal, l'autre au berbère, « issu[s] du grec têganon, “poêle à frire”, "plat en terre", mot technique sans étymologie connue ».

 D'ailleurs, le passage de l'un à l'autre ne semble poser aucun problème en cuisine, puisque l'on propose en tant que recette un «tian à l’esprit tajine», ou encore «Mon tian se transforme en tajine».

courge de Nice A table C'est Prêt